Les limites de l’entraînement aux allures et à la fréquence cardiaque

Mais tout n’est pas parfait même si l’on s’entraîne avec la combinaison des deux indicateurs : allure et fréquence cardiaque. Car des variables comme le vent, le dénivelé, la température et la fatigue générale viennent s’ajouter à la charge d’un entraînement. Il peut alors arriver que l’on pense courir en zone endurance, mais, qu’en réalité, on soit en zone aérobique. Donc l’impact sur le corps n’est pas le même. Si cela est répété sur plusieurs mois, la fatigue s’installe, la progression est arrêtée, les entraînements deviennent de plus en plus difficiles et la motivation commence très probablement à manquer. Cela peut aussi mener au surentraînement ou à la blessure…



Donc, l’idée c’est d’essayer le plus possible de courir dans la bonne zone d’intensité tout en étant conscient qu’on ne peut jamais être sûr à 100% d’être dans la bonne zone.

Tous les coureurs le savent, la chaleur a un immense impact. Plus il fait chaud, plus le cœur va travailler pour refroidir le corps. Donc des battements seront « perdus » pour cette activité. Mais cette dernière ne demande aucune force musculaire, ligamentaire ou tendineuse qui est requise pour la course. Donc en circonstance de chaleur, il est correct et normal de courir avec une fréquence plus élevée, mais ça provoque tout de même plus de fatigue en général de courir lorsqu’il fait chaud plutôt que lorsque c’est frais ou froid.

Bref, ça demande une analyse pour chaque circonstance, mais c’est l’expérience qui vous rendra le tout beaucoup plus simple.

Conservez toujours à l’esprit que ce n’est pas une science exacte. Trop de variables peuvent influencer la FC d’une journée à l’autre. Utilisez les pourcentages de votre FCMax et les zones pour vous donner une bonne référence de base ou un bon complément à l’allure qui a été définie comme référence de base. Écoutez surtout votre ressenti et les signaux que le corps vous envoie pour compléter le portrait de l’entraînement. Finalement, optez pour l’entraînement à la puissance si vous souhaitez une précision plus grande.


Voici deux exemples concrets qui permettent de démontrer l’utilité de la combinaison allure et fréquence cardiaque. Cette combinaison améliore les probabilités de s’entraîner dans la bonne zone d’entraînement plutôt qu’en prenant un seul des deux indicateurs :

1) Je commence une course avec un échauffement lent de 10 minutes à mon allure d’Endurance Fondamentale (EF). Mon allure est de 6min par kilomètre. Après quelques minutes, ma FC est normale pour cette vitesse puisqu’elle est à plus ou moins 135 battements par minute (BPM) ce qui représente 75% de ma FCMax de 180BPM. Je confirme donc, avec ma FC combinée à l’allure, que je cours très probablement dans la bonne zone pour cet échauffement.

2) Une autre journée, je commence la course au même endroit, mais le vent est très fort et soutenu. Pour maintenir mon allure de 6min par kilomètre, mon corps doit travailler beaucoup plus fort. Je vérifie ma FC et celle-ci est autour de 145BPM ce qui correspond à 81% de ma FCMax. Je suis alors probablement dans la zone Aérobique. Je vais donc ralentir de 15-20 secondes du kilomètre pour revenir autour de 135BPM pour revenir dans la zone d’Endurance Fondamentale pour cet échauffement.

La fatigue, le stress, la température, l’inclinaison du parcours et plusieurs autres facteurs viennent influencer la fréquence cardiaque. Donc se fier uniquement à l’allure en se disant que l’on court dans la bonne zone d’entraînement n’est pas suffisant. Une combinaison des deux permet une meilleure fiabilité. Certains coureurs expérimentés sont capables de savoir s’ils courent à la bonne vitesse ou dans la bonne zone avec le ressenti puisqu’ils courent à l’effort. Cette technique est très fiable pourvu que le coureur ne fasse pas varier son échelle des niveaux d’effort au fil du temps.

Tout est dit!! 🙂

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