Prise en compte de la progression et du niveau du coureur pour ses entraînements

Dans les articles concernant les allures en fonction des pourcentages de VMA et les zones cardiaques en fonction des pourcentages de FCMax, il a été question du niveau du coureur qui influence ses zones cibles d’entraînement en fonction des pourcentages de la FCMax et ses allures en fonction des pourcentages de la VMA. C’est un fait qui ne peut être ignoré et les entraînements doivent être ajustés en conséquence.

Tout d’abord, il y a plusieurs évidences qui permettent de percevoir une progression :

  • Courir plus rapidement une distance officielle en mode compétition
  • Améliorer sa vitesse maximale aérobique lors d’un test
  • Améliorer sa puissance critique évaluée par un capteur de puissance
  • Maintenir une vitesse plus haute pour une même fréquence cardiaque

Et il y a de la progression plutôt abstraite :

  • Amélioration de sa VO2Max
  • Amélioration de son économie de course
  • Augmentation de sa fréquence cardiaque de seuil anaérobique
  • Progression du corps pour absorber un volume plus grand et des vitesses plus rapides
  • Et assurément d’autres…


Toutefois, il y a un élément essentiel de l’entraînement qui ne progresse pas : la fréquence cardiaque maximale. Alors que tout le reste progresse, elle demeure fixe. Cela permet donc d’affirmer que le coureur de haut niveau est en mesure de courir plus vite sans générer plus de fatigue. Il a donc à courir moins longtemps pour une même distance. De ce fait, il peut cibler un pourcentage de FCMax plus haut puisqu’il aura à le supporter moins longtemps. C’est la raison pour laquelle les pourcentages cibles de FCMax varient en fonction du niveau du coureur.

Maintenant, par rapport aux pourcentages de la VMA, on ne peut pas appliquer exactement le même principe que la FCMax puisque la VMA progresse. Pour rappel, c’est la Vitesse Maximale Aérobique donc cette vitesse augmente au fur et à mesure que le niveau du coureur augmente. Par contre, une course plus rapide a une durée moins longue. Cela fait aussi en sorte que le coureur de haut niveau peut supporter un pourcentage de VMA plus haut qu’un coureur de moyen et de bas niveau. Aussi, le coureur de haut niveau pourra se permettre d’être plus téméraire lorsque vient le moment de cibler une allure de compétition en sachant que ça dure moins longtemps donc qu’il aura à supporter une souffrance moins longtemps.

Concrètement, voici le scénario d’une compétition 10km pour 3 niveaux de coureurs qui ont tous la même FCMax pour faciliter la comparaison. À noter que je fais abstraction de tout élément de fatigue autre que la course en elle-même :

On pourrait conclure en mentionnant que le coureur de haut niveau est très avantagé face aux autres. Oui d’une certaine façon, mais il ne faut pas oublier qu’il a très peu de marge de progression devant lui, sa progression est maintenant ultra lente et il doit continuer de s’entraîner très fort, car ses acquis peuvent être facilement perdus et difficiles à récupérer contrairement à un coureur de niveau plus faible.

Un plan qui s'adapte, en cours de route à toutes les variables, augmente grandement les probabilités de la réussite de l'objectif

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